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 Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?

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loulou



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MessageSujet: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Jeu 27 Jan 2011 - 16:58

Ayant relevé l’emploi du terme diététique, comme renvoyant à une approche conventionnelle, il m’a été suggéré de faire un point sur la question.
Dans l’absolu, que nous parlions de diététique ou de nutrition renvoie à une certaine science des aliments. Certains naturopathes ont d’ailleurs publié des ouvrages incluant dans leur titre le mot diététique, qu’il s’agisse d’André Passebecq, « Votre santé par la diététique et l’alimentation saine » ou encore Robert Masson et sa « Diététique de l’expérience ».
Mais dans le contexte franco-français, parce que le titre de diététicien jouit d’une protection (quiconque ne peut en abuser sous peine de poursuite), la distinction s’impose, ce qui me conduit à faire une différence entre l’approche promue par la diététique « officielle » et celle issue de la naturopathie.

L’alimentation, une donnée essentielle de la naturo
La naturopathie accorde une grande importance à l’art de s’alimenter qui constitue l’un de ses piliers et moyen d’action auprès du patient. Et certains d’ailleurs, pour respecter l’approche globale propre à la naturopathie, se refusent à proposer un cursus entièrement dédié à l’art de se nourrir, c’est le cas notamment du Cenatho. Avec un peu de recul, j’avoue trouver cette position plutôt louable, dans la mesure où ayant acquis un diplôme de nutrition holistique, ce dernier m’a donné le sentiment de suivre un cursus de diététique classique, tout juste auréolé de « naturel ». D’où la question légitime de différences fondamentales, à laquelle j’apporte un éclairage assez personnel, nourri par de nombreuses investigations et expériences. Mon propos sera volontairement un peu caricatural à l’égard des diététiciens, bien que je puisse observer, ici et là, des ouvertures. Que ceux-ci me pardonnent.

La primauté du quantitatif côté conventionnel
La diététique, telle qu’enseignée en BTS ou DUT est avant tout une approche quantitative, fondée sur des calculs et des proportions. Dans un tel contexte, on s’attarde sur le comptage des calories et sur leur ventilation entre glucides, protides et lipides. L’aspect qualitatif est quasiment oublié. Cette culture est issue du XIX e siècle où le corps a été assimilée à une machine (PM, la calorie est une unité de chaleur dans un corps considéré comme une machine à vapeur) et où la ration idéale a été établie sur la base d’un rendement attendu ou comment optimiser le rendement des populations ouvrières. C’est cette approche qui a d’ailleurs survaloriser la viande comme donneuse de forces.
Il faut aussi prendre conscience où dans la mesure où les programmes des cursus de diététique sont négociés, leur contenu est influencé par les lobbies, ce que soulignait d’ailleurs le rapport d’un étudiant publié récemment sur le net (désolée, je n’ai plus la référence en mémoire, mais je pourrai la retrouver si elle intéresse certains). Mais il ne faut pas se leurrer sur les programmes universitaires de nutrition qui affichent une proximité nette avec les industrielles, voir notamment ce qui se passe du côté de Dijon avec le Pôle Vitagora et les recherches sur le comportement des consommateurs.
L’enseignement et le discours des diététiciens se trouve donc être dictés par des impératifs économiques et politiques. On notera que la consommation de laitages est encouragée officiellement alors qu’elle est dénoncée par ailleurs, surtout sur l’argument calcium.

L’approche qualitative côté naturo
En naturopathie, la dimension qualitative devient primordiale, et l’exercice purement comptable, considéré comme simple indicateur et non déterminant.
En effet, on ne peut mettre sur le même plan, un produit raffiné et un produit brut, qu’il s’agisse de sel, de sucre, de farine, d’huile… Tout comme une viande bio issue d’animaux nourris à l’herbe n’a rien à voir avec son homologue issue de l’élevage intensif. Pour mémoire, et de façon très succincte, le raffinage ôte une grande partie des minéraux, des fibres (pour les céréales), et des vitamines, et altèrent donc les qualités nutritionnels du produit de base (pour ceux qui souhaiteraient approfondir ces questions, je vous renvoie à l’excellent ouvrage du Docteur Lylian Le Goff, « Nourrir la vie, Encyclopédie de l’alimentation biologique et de l’équilibre nutritionnel, Roger Jollois, 1997. Vous trouverez également des développements de base sur le site de biogassendi (http://biogassendi.free.fr/an2000.htm) un peu touffu, mais assez riche. Pour les protéines issues du monde animale, on sait, études à l’appui qu’une telle viande présente un ration Oméga 3 / Oméga 6 bien plus intéressant. Sans compter que tous résidus de cultures et d’élevage se concentrent dans les tissus adipeux.
Toujours au niveau qualitatif, certaines approches s’intéressent à la dimension vibratoire d’un aliment, soit sa vitalité et sa capacité à nourrir la vie. Ainsi un aliment surgelé, congelé ou en conserve se distingue-t-il du même aliment frais. D’où l’attention également prêtée aux modes de cuisson.
Pour en comprendre l’importance de la distinction qualitative, on peut aussi évoquer le débat qui oppose pro et anti lait. Mais au final, de quel produit parle-t-on ? Du lait cru couramment consommé depuis des siècles ou de ce succédané totalement mort qu’est le lait UHT, issu de vaches nourries à l’ensilages, bourrées d’antibio et sélectionnées pour être des usines sur pattes ? Là aussi, on peut se pencher sur l’évolution des consommations de produits laitiers et remarqué que le lait brut est moins consommé, alors qu’explose la consommation de yaourts et de desserts lactés, tous issus de lait UHT, qui permet aux industries de réguler la fabrication au cours de l’année.
Enfin, l’approche naturo, au-delà des apports en glucides/lipides/protides, va développer d’autres ratios comme le rapport cru/cuit ou l’équilibre acide/base.

Les limites de la naturopathie
Cela étant, la naturo montre à mon sens aussi ses limites et tend à camper sur des positions acquises au début du XXe siècle alors que le contexte et nos modes de vie ont considérablement évolué, ce qui signifie que les « héritages » et les interactions sont beaucoup plus complexes et qu’il ne suffit plus de manger sain pour s’octroyer une bonne santé. J’entends ici par héritage, ce que la mère transmet au fœtus et qui, de génération en génération, tend à se cumuler, comme par exemple les conséquences des vaccins, des amalgames dentaires, des pollutions multiples… À titre indicatif, certains ont sans doute lu que la courbe de l’espérance de vie s’inverse déjà aux USA.
La naturopathie est donc née dans un contexte très particulier de pleine révolution industrielle et culturelle, où les modes de production et de consommation ont été totalement revus dans une logique de rendement et de profit. D’où la propension de la naturo par exemple à se montrer, dans son ensemble (exception faite de Robert Masson), pro végétarisme et anti lait. Mais ce positionnement appelle d’autres nuances comme évoqué précédemment.
De mon point de vue, la naturo se doit aussi d’évoluer pour intégrer de nouvelles données. Par exemple, les cures naturopathiques classiques peuvent montrer leurs limites dès lors que le patient est souvent sans le savoir, intolérant à certaines substances (Pm :  le taux d’intolérances et d’allergies explosent). Exemple flagrant : les salicylates, présents dans les fruits à noyaux, les tomates, les épices, les châtaignes, les oranges, l’ananas, le jus d’herbe, le miel, les oléagineux, la noix de coco et ses dérivés, la réglisse, les pommes, l’huile d’olive, le vin, la levure de bière… Face à de telles sensibilités, on comprendra qu’une dégradation de l’état physique du patient ne pourra se solder par un commentaire du type « c’est une crise épuratoire ».
De plus, parce l’acte de manger est global, au croisement de nos besoins physiologiques, de nos croyances, de notre histoire et de notre culture, toute approche se prétendant holistique ne peut ignorer ces dimensions. S’ingérer dans l’assiette revient à s’ingérer dans l’intimité d’une personne. Et c’est pourquoi l’acte de se nourrir intéresse aussi la sociologie et la psychologie, ne serait-ce que par l’augmentation des troubles du comportement (anorexie, boulimie et autres).
En somme, privilégier l’approche nutritionnelle dans une perception globale de l’individu exige des connaissances qui dépassent le seul enseignement tel que proposé aujourd’hui, aussi bien en filières officielles de diététique et de nutrition, qu’en naturopathie, cette dernière restant néanmoins la plus sensible à ce que peuvent être les logiques du vivant, mais qui demandent de dépasser ses seuls acquis pour répondre pleinement aux problématiques de notre temps. En l'état actuel, la connaissance du terrain et de l'individu restent les incontournables préalables à toute suggestion de changement. Autant dire qu'avant de plonger dans la micro-nutrition ou l'orthomoléculaires, sachant que nous sommes loin de tout connaître de la subtilité de réaction du corps, il semble essentiel de revenir à ces fondamentaux, trop souvent balayés par les normes prétendues scientifiques".

Et pour finir, je vous livre ces citations de Jean Trémolières, fondateur de la diététique en France, dont on se demande comment à le lire, il n'est pas devenu naturo…











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 font-family: "Arial";
}@font-face {
 font-family: "Cambria";
}@font-face {
 font-family: "ScalaSans-Italic";
}p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 10pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }div.Section1 { page: Section1; }








« À travers le
choix de ses aliments, l’homme choisit le type d’homme qu’il désire être. En
réduisant le pain à des calories, le vin à une drogue, le sexuel à une hygiène,
nous nions le rôle affectif de la chair et nous proclamons que notre science
est suffisante pour donner un sens à la vie, nous reléguons la symbolique et le
sacré au rang de vestiges barbares. »





« Les marchés d’aliments
industrialisés achoppent dans des pays comme la France. Le Français s’obstine à
faire une distinction entre la margarine et le beurre ; il n’est pas content si
sa femme lui sert des potages en sachet plus de deux fois par semaine. Il
continue à trouver meilleurs des fromages faits de lait non pasteurisé, des
beurres fermiers odorants ; il n’aime pas les hamburgers.


L’éducation alimentaire à
l’école convainc son esprit, mais ni son estomac ni son cœur ; il résiste à la
publicité alimentaire. Il y a donc des pays où “un marché ne se crée pas”,
quels que soient les capitaux que l’on y mette. Les puissances financières
pensent que cela ne tardera pas à disparaître, aussi qualifient-elles cet
attachement à l’art de la table de “tabou” ou d’arriération. »



PS : j'ai l'intention de revenir plus longuement sur différents sujets évoqués dans ce post, non seulement ici au gré de vos questions ou remarques, mais surtout sur mon blog qui devrait être en ligne courant février.
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Jeu 27 Jan 2011 - 17:38

Bonjour m'zelle loulou !
Avant de parler de l'alimentation de l'homme, ne faut -il pas situer l'homme ?
Ne pas situer l'homme, engendre des polémiques, des théories alimentaires où toutes les écoles qui veulent nous imposer des vérités qui, malgré notre science, restent dans le domaine des théories.
Mais voilà situer l'homme s'avère être,également, du domaine des "théories".
Alors, loulou, d'après toi, sur quoi faut-il baser "l'alimentation vraie" de l'homme ?
J'ai mes idées , mais pas les moyens de les vérifier....., toi, tu sembles savoir, alors.....
Smile Very Happy Very Happy by by.
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Jeu 27 Jan 2011 - 18:13

Coucou Haïg,
Tu m'amuses beaucoup avec tes remarques quasi énigmatiques, sur le mode "abats ton jeu"…
Je n'ai pas la prétention de savoir, mais je pense avoir acquis par mon vécu et mes expériences une certaine approche que ne cesse de remettre en cause au gré de mes rencontres ou de mes lectures.

Situer l'homme ?
Si l'on prend l'alimentation, l'homme n'est qu'un élément de la chaîne alimentaire et toute modification d'un des maillons entraîne une modification sur les suivants, modification qui s'amplifie pour arriver à l'ultime maillon : l'homme !
Donc, que pourrait être l'alimentation vraie ? Tout simplement celle qui respecte les cycles du vivant, conforme aux ressources trouvées localement et sans surenchère de technologie, le tout de façon plutôt frugale. Ça veut dire quoi ? Eh bien par exemple, au-delà de la surconsommation de viande, de mauvaise qualité de surcroît, les céréales apparaissent aussi comme surconsommées, de même les fromages. Sans agriculture intensive, l'offre céréalière serait moindre. Dans les expériences de recherche d'autarcie, j'avais lu le témoignage d'un homme disant avoir abandonné le pain car même pour son seul couple, produire du blé était un travail énorme. Et pour mémoire, le fromage est né du besoin de pouvoir conserver le lait à une époque où on ne désaisonnalisait pas les mises bas. Cela restait un produit rare et soigneusement conservé, parfois au prix de techniques hyper ingénieuses.

Côté comportement et adaptation, la table est devenue le lieu de compensation de nos frustrations, ce qui nous porte à trop manger.

Mais attention, je ne prône pas je ne sais quelle forme d'ascèse construite sur des interdits, mais je mesure avec le temps ma propre évolution. J'ai été et reste une fan de cuisine, je me suis testée à des préparations ultra sophistiquées, j'ai fréquenté quelques grands restos… Et aujourd'hui, je me régale de mets ultra simples et peu apprétés et pour tout dire, les performances culinaires ne me tentent plus, la simple lecture de certaines recettes me soulèvent le cœur…

Pour moi, cette nourriture simple ne nourrit pas seulement mon corps, elle me ravit au-delà du contenu. Difficile à expliquer, mais c'est ce que je constate. Parce que les aliments ont le goût de ce qu'ils sont, ils ne nécessitent rien d'autre qu'une présence à même de les apprécier. Ce qui suppose de développer sa conscience au moment du repas et non seulement de se remplir.
Aujourd'hui, j'ai davantage la sensation de respecter mes propres besoins et c'est ma vérité.
En mesurant comment et combien moi-même j'ai évolué, je prends conscience de la difficulté à accompagner un patient, surtout lorsqu'un déséquilibre se manifeste. D'où le besoin de rester modeste…

Dans la recherche de vérité, être attentif aux signaux de notre corps reste essentiel. Comme l'indique Olivier Soulier, il faut distinguer ce qui nous attire et nous fait du bien et ce qui nous attire, mais nous met mal en point… Bref, un jeu de patience quotidien, mais sûrement pas une obsession !
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Jeu 27 Jan 2011 - 18:40

Very Happy Very Happy Hé,Hé mam'zelle loulou ! alors nous ne sommes qu'un élément de la chaîne d'alimentation ?
-Il faut faire caca dans la nature alors ?
-Il faut interdire la crémation ?
-Et réinventer le prédateur qui va réguler la population humaine sur terre ?
Mais j'y pense ... ne sommes-nous pas le maillon qui devrait être un pur carnivore?
rabbit bon voilà , j'ai fini de titiller (pour le moment) Laughing
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Jeu 27 Jan 2011 - 18:48

Caca dans la nature ?
Eh oui, nous avons opté pour des toilettes sèches à litière et nous compostons donc nos excréments.
Crémation ? Pas d'avis, mais par moi. Je serai mangé par les vers, ce qui suppose aussi pas de caveau.
Un prédateur ? L'homme est un loup pour l'homme, donc côté régulation, entre la pollution, la perturbateurs endocriniens, la baisse de fertilité, les maladies de civilisation… c'est une sacrée sélection s'opère !

Quant au pur carnivore… non, puisque nous pouvons nous servir à tous les étages, c'est ce qui a permis à l'espèce de survivre en s'adaptant aux ressources.

Quoi d'autre ? drunken
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Jeu 27 Jan 2011 - 19:23

Bon , suite du N° de titillage !
loulou a écrit:

Quant au pur carnivore… non, puisque nous pouvons nous servir à tous les
étages, c'est ce qui a permis à l'espèce de survivre en s'adaptant aux
ressources.
Flagrant délit ! miss , tu te contredis ! là, nous ne sommes donc plus un simple maillon de la chaîne ! Razz
Le cacaRoom sec ça pue vraiment, pouark ! What a Face je préfère composter les matières organiques de mon jardin et de la cuisine.
Pour le moment la régulation de la population se fait mal, elle n'est jamais naturelle! comment font donc les peuplades d'Amazonie ? ah oui, c'est vrai la mortalité infantile....donc d'après toi, vivre sainement au niveau du mental et de l'alimentation va engendrer une surpopulation ?
Maintenant , de nouvelles questions:
qui sont les gens normaux , ceux qui sont allergique au gluten ou ceux qui ne le sont pas ?
idem, qui sont les gens normaux, ceux qui sont allergiques à la caséine ou ceux qui ne le sont pas ?
idem, qui sont les normaux , ceux qui sont allergiques au lactose ou bien ceux qui ne le sont pas ?
Les allergies marquent-elles une évolution , ou une régression de notre immunité ?
Pour pouvoir sélectionner les aliments qui nous sont profitables devraient-on les manger crus et rejeter tous ceux qui sont cuits ? les aliments cuits,dénaturés, devenant méconnaissables par nos détecteurs organique ?
Doit-on manger dissocié pour une meilleurs reconnaissance par notre cerveau des matières ingérées ou alors ....???
Bon, j'en ai plein d'autres ....
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Jeu 27 Jan 2011 - 19:35

Je ne vois pas où est la contradiction de la chaîne alimentaire, nous sommes en fin de chaîne, c'est tout, avec la possibilité de puiser dans toutes les ressources. D'ailleurs, même chez les animaux dits végétariens, entre dans leur régime une petite, voire toute petite, part de protéines animales.

Les toilettes sèches à litière ne sentent rien. Je t'invite quand tu veux !

Chez les animaux, il existe une régulation des populations.
Manger correctement n'est pas nécessairement synonyme de surpopulation puisque plus le niveau de vie augmente et plus la natalité baisse.

Pour la question de la normalité, je reviendrai plus tard car je dois filer et la question appelle tellement de réflexions du style "qui de la poule ou de l'œuf" que je ne m'y risquerai pas entre deux portes !

À plus, donc.
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Jeu 27 Jan 2011 - 23:42

loulou a écrit:
La diététique, telle qu’enseignée en BTS ou DUT est avant tout une approche quantitative, fondée sur des calculs et des proportions. Dans un tel contexte, on s’attarde sur le comptage des calories et sur leur ventilation entre glucides, protides et lipides. L’aspect qualitatif est quasiment oublié. Cette culture est issue du XIX e siècle où le corps a été assimilée à une machine (PM, la calorie est une unité de chaleur dans un corps considéré comme une machine à vapeur) et où la ration idéale a été établie sur la base d’un rendement attendu ou comment optimiser le rendement des populations ouvrières. C’est cette approche qui a d’ailleurs survaloriser la viande comme donneuse de forces.
Il faut aussi prendre conscience où dans la mesure où les programmes des cursus de diététique sont négociés, leur contenu est influencé par les lobbies, ce que soulignait d’ailleurs le rapport d’un étudiant publié récemment sur le net (désolée, je n’ai plus la référence en mémoire, mais je pourrai la retrouver si elle intéresse certains). Mais il ne faut pas se leurrer sur les programmes universitaires de nutrition qui affichent une proximité nette avec les industrielles, voir notamment ce qui se passe du côté de Dijon avec le Pôle Vitagora et les recherches sur le comportement des consommateurs.
L’enseignement et le discours des diététiciens se trouve donc être dictés par des impératifs économiques et politiques. On notera que la consommation de laitages est encouragée officiellement alors qu’elle est dénoncée par ailleurs, surtout sur l’argument calcium.
Très intéressant tout ça, merci. Tu confirmes ce que je pense depuis longtemps... en particulier en ce qui concerne le fromage.
Pour la viande, je ne comprends pas pourquoi les médecins encouragent encore la consommation excessive de viande rouge.
Pas plus tard que l'année dernière, ma généraliste a dit à ma fille alors âgée de 5 ans : "continue à manger de la viande TOUS LES JOURS" (pour le fer soi-disant). Je n'ai rien répondu (à quoi bon?), mais ma fille mangeait alors très peu de viande (aujourd'hui plus du tout), et si son niveau de fer dans le sang était bon, cela était dû à son alimentation variée en légumes...
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Jeu 27 Jan 2011 - 23:46

loulou a écrit:
Exemple flagrant : les salicylates, présents dans les fruits à noyaux, les tomates, les épices, les châtaignes, les oranges, l’ananas, le jus d’herbe, le miel, les oléagineux, la noix de coco et ses dérivés, la réglisse, les pommes, l’huile d’olive, le vin, la levure de bière… Face à de telles sensibilités, on comprendra qu’une dégradation de l’état physique du patient ne pourra se solder par un commentaire du type « c’est une crise épuratoire ».
Tu m'apprends quelque chose... mais alors on ne sait plus quoi manger affraid
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Jeu 27 Jan 2011 - 23:50

loulou a écrit:

Les toilettes sèches à litière ne sentent rien. Je t'invite quand tu veux !.
Entièrement d'accord ! Que de préjugés haig, tu me surprends !
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Ven 28 Jan 2011 - 9:58

Cats Claw a écrit:
loulou a écrit:
Exemple flagrant : les salicylates, présents dans les fruits à noyaux, les tomates, les épices, les châtaignes, les oranges, l’ananas, le jus d’herbe, le miel, les oléagineux, la noix de coco et ses dérivés, la réglisse, les pommes, l’huile d’olive, le vin, la levure de bière… Face à de telles sensibilités, on comprendra qu’une dégradation de l’état physique du patient ne pourra se solder par un commentaire du type « c’est une crise épuratoire ».
Tu m'apprends quelque chose... mais alors on ne sait plus quoi manger affraid
C'est vrai pour les gens qui sont allergiques aux salicylates et qui ne doivent pas prendre de l'aspirine . En faire une généralité ..... Suspect
http://jolie-saine.blogspot.com/2010/01/pourquoi-salicylates-mai-etre-la-cause.html
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Ven 28 Jan 2011 - 10:10

Cats Claw a écrit:
loulou a écrit:

Les toilettes sèches à litière ne sentent rien. Je t'invite quand tu veux !.
Entièrement d'accord ! Que de préjugés haig, tu me surprends !
Je vois ça très bien dans les HLM !
Mais c'est bien d'en parler pour le futur, moi je suis pour . Il faudra pour y arriver, supprimer tous les médicaments qui risquent de se retrouver dans nos excréments et qui polluent déjà certaines de nos rivières! Il y a donc déjà un premier stade à franchir et j'espère qu'avec ce qui se profile cela arrivera bientôt !
Les miss, quand je soulève une question c'est que j'entrevois les problèmes que cela peut engendrer chez les autres , la naturopathie c'est aussi et surtout se projeter dans les difficultés des autres et souvent on donne plus qu'il n'en faut au péril de sa propre santé !
Maintenant , j'attends des réponses à mes 1ères questions essentielles car j'en ai d'autres beaucoup plus acidulées . Laughing geek
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Ven 28 Jan 2011 - 11:04

À propos des salycilates
Attention, vous avez tendance à faire une lecture raccourcie. Je n'ai jamais dit que tout le monde était concerné, et heureusement ! J'attire simplement votre attention que des aliments réputés comme faisant partie des diètes "saines" peuvent se révéler problématiques chez ces certaines personnes. De plus, si la barrière intestinale ne joue plus son rôle, de nouvelles substances risquent de devenir problématiques alors qu'elles ne l'étaient pas initialement.C'est donc une invitation à la vigilance et ceci est fondé sur des exemples vécus.
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Ven 28 Jan 2011 - 11:13

À propos des toilettes sèches à litière
D'ores et déjà, en Suède (si ma mémoire est bonne), le système est appliqué à de l'habitat collectif. Il l'est aussi dans des projets et réalisations d'immeubles types passifs (y compris en France). Donc, oui, c'est possible, encore faut-il l'intégrer dès la conception.
Concernant les rejets médicamenteux puisqu'ayant vocation à accueillir du public, la question s'est posée. Je renvoie aux travaux d'un des spécialistes de ce système : Joseph Orzagh (www.eautarcie.com) qui écrit ceci…

"La prise des médicaments et le compost des déjections
Qu'en est-il de la qualité du compost lorsqu'on prend des
médicaments, notemment des antibiotiques? L'inquiétude
concerne la possibilité de retrouver des résidus dans les
légumes produits avec le compost, mais aussi l'action des
antibiotiques sur la faune bactérienne pendant le compostage.

Il est rare que les membres d'une famille consomment des
antibiotiques pendant toute l'année. La prise de ce
médicament est temporaire, donc sa quantité sera faible
dans l'ensemble du compost composé aussi par les déchets
de cuisine et du jardin. Comme il ressort clairement de l'expérience
relatée ci-dessous, même la prise continue des médicaments n'a aucune
incidence sur la qualité du compost obtenu.

En 1998, nous avons fait une expérience de compostage
intéressant à la Ferme Polote de l'Institut
Agricole de Ath (CARAH). Du lisier venant d'un élevage
porcin contenant de grandes quantités d'antibiotiques a servi
pour imprégner un lot de déchet broyé de bois,
provenant des chantiers de démolition de vieilles maisons.
Après quelques jours d'imprégnation, le tas de compost a
été édifié. Dans l'échantillon
prélevé du tas, une analyse par chromatographie en phase
gazeuse a mis en évidence une grande quantité et de
diversité de polluants organiques: antibiotiques, colorants,
produits d'imprégnation de bois, fongicides, résidus de
peinture, etc.

Contrairement aux prédictions les antibiotiques n'ont
absolument pas tué les bactéries responsables du
compostage: après quelques jours, la température au coeur
du tas de compost était supérieure à 60°C.
Après trois mois de compostage une nouvelle analyse a
été faite sur le compost. Les polluants de nature
organique ont presque disparu: dans le chromatogramme, on ne voyait
qu'un "bruit de fond". La concentration des différents polluants
était à la limite de la détection par cette
méthode (tout de même sensible).



On a cependant remarqué que les métaux lourds
présents au début du compostage restaient dans le
compost. Notre projet - dont le financement a été
refusé par la Région wallonne, mais aussi par la
Communauté Européenne - était de mettre au point
une méthode de compostage qui renderait les métaux lourds présents bio-indisponibles, donc
non assimilables par les plantes. C'était
particulièrement important pour l'assainissement des friches
industrielles et des boues de draguage des caneaux et des
rivières gravement polluées. Il s'agissait d'une
méthode élégante, facile et bon marché pour
dépolluer des sites. Les décideurs régionaux et
européens ont préféré financer des projet
comme l'enlèvement des terres polluées, leur lixiviation
avec de l'acide sulfurique concentré, la neutralisation du
résidu acide, le lavage à l'eau de la terre
lixiviée et la remise en place (avec un coût très
élevé). A la question de savoir ce que l'on comptait
faire avec l'acide sulfurique contenant les polluants, on nous a
répondu que "ce serait une autre enreprise qui s'en chargerait"
(pour le mettre en décharge contrôlée prévue
pour des déchets toxiques).

Avant leur usage dans le potager, les déjections sont
compostées pendant deux ans. Ce temps est largement suffisant
pour éliminer les antibiotiques, mais aussi tous les
résidus de médicaments.

"Source : http://www.eautarcie.com/Eautarcie/5.Toilettes_seches/F.Compostage_des_dejections.htm
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Ven 28 Jan 2011 - 11:24

À propos de l'augmentation de la consommation de viande

Il ne faut non plus négliger la dimension sociale et culturelle. En effet, pendant longtemps, la consommation régulière de viande était réservée aux nantis. Le fait de pouvoir en produire à grande échelle et à moindre coût a été vécu comme une démocratisation et donc une forme de progrès social.
Si la qualité de la viande à changer, la nature des morceaux consommés aussi avec la mise à disposition de nombreuses découpes, qui souvent dictent aussi des modes cuisson avec un recours plus fréquent au mode " à la poêle".
Le docteur Raymond Peat dénonce notamment cette surconsommation de muscles au détriment des morceaux moins nobles, porteurs de gélatine qui contribue à la réparation des tissus lésés.
Si vous voulez avoir un aperçu des conditions de production, notamment de la viande de bœuf, je vous invite à visionner le documentaire "les alimenteurs", disponibles sur le net en plusieurs parties.
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Ven 28 Jan 2011 - 12:27

Lactose et gluten
Je n’ai pas envie de raisonner en terme de « normalité » parce qu’il est normal qu’un organisme insensible ne réagisse pas et qu’un organisme sensible réagisse.
Pourquoi ne réagissons-nous pas tous de la même façon ? Tout simplement parce que chaque individu est unique, avec son terrain, sa constitution, ses héritages, son environnement…
Par contre l’augmentation de ces sensibilités doit interpeler, c’est pourquoi Taty Lauwers y a consacré un ouvrage, volontairement intitulé « Les canaris de la modernité », en référence aux canaris utilisés par les mineurs comme sentinelle des dangers potentiels.
Par rapport au lactose et au gluten, la question préalable est de savoir si le problème est lié aux substances ou à ce qu’elles représentent. Non, je ne délire pas : certaines personnes en sont venues à bout en découvrant que leur problème était lié à la valeur symbolique véhiculée et à sa signification dans leur vécu personnel, schématiquement le lactose renvoyant au rapport avec la mère et le gluten au rapport avec le père et par extension, le groupe et ses règles.
Au niveau physique, d’où viennent ces sensibilités ?
Une fois encore, il faut se replacer dans les changements intervenus : modes de vie, modes de production et de transformations (nouvelles variétés de blé à haute valeur boulangère, donc plus riches en gluten, modes de conservation dont l’UHT…), mode de consommation… mais aussi environnement et modes de soin, avec notamment 2 changements majeurs : les vaccinations et les antibiotiques.
J’ai lu récemment qu’on constate aujourd’hui une dégradation très nette des intestins chez les enfants, ce qui tend à montrer que le système intestinal se fragilise de plus en plus tôt, de même qu’apparaissent, chez les jeunes, des pathologies autrefois attribuées à l’âge.
Je n’ai pas la prétention d’avoir exploré tous les aspects liés aux intolérances et allergies. Néanmoins, pour m’être penchée sur la problématique de la candidose, j’ai été amenée à explorer de nombreux travaux et témoignages relatifs à la porosité intestinale, qui se trouve aussi être un point commun aux autistes et à certains troubles du comportement. Je vous renvoie ici notamment aux travaux de Natasha Campbell, neurologue et nutritionniste, spécialiste anglaise de la question et auteur d’un ouvrage intitulé « Gut and Psychology Syndrome » (voir le site http://www.gapsdiet.com/Home_Page.html pour ceux qui lisent l’anglais ; en français, voir le résumé proposé par Taty Lauwers www.thefreechild.ch/articles/taty_resume_livre_gap_06.pdf, ou encore ce site suisse : http://www.nutrition-holistique.ch/CNH/SYNDROME_GAPS.html). Ce qui intéressant dans le travail effectué par Taty Lauwers est qu’ayant elle-même dû faire face à de gros problèmes de santé, elle s’est fatiguée des diètes d’éviction (régime Seignalet par exemple) et des logiques de « ni, ni » à vie… pour explorer ce qui pouvait permettre de rétablir l’intégrité de la paroi intestinale et le rééquilibrage de la flore. Comme elle est traductrice, elle a exploré les sources étrangères et découvert des approches qui donnent des résultats, en ne recourant quasiment qu’à des traitements fondés sur le choix des aliments et qui restent aujourd’hui inconnus du monde francophone.
Si la barrière intestinale ne joue plus son rôle, c’est aussi par qu’il y a déséquilibre de la flore, lequel peut avoir de multiples origines, par exemple : excès de sucre, insuffisance de mastication, manque de production d’acide chlorhydrique au niveau de l’estomac, prise d’antibiotiques, métaux lourds, foie surmené… Il faut noter aussi que les médicaments bloqueurs d’histamine, couramment utilisés, pour « soulager » les intolérances ou allergies diffuses et non spécifiquement identifiées, abaissent la production d’acide chlorhydrique, ce qui sur le long terme, n’arrange rien…
Le tout replacé dans un contexte de consommation…
Quant à la question de savoir comment fait-on pour découvrir ses propres sensibilités, tout dépend de son état. Pour un bien portant, c’est un comme un jeu d’exploration de soi et non une recherche d’un problème imaginaire ; pour ceux chez qui il y a déséquilibre, la donne est différente. Enfin sur la question du dissocié ou non, il est clair que plus un repas sera simple, plus il sera facile de détecter ce qui peut poser problème. Encore une fois, tout dépend ce que l’on cherche. S’il y a problème, par observation et analyse, on peut déjà circonscrire le champ à explorer.
L’approche classique est éviction, puis réintroduction. Et le régime dit de rotation permet souvent une désensibilisation.
Il existe aussi des tests de sensibilité et notamment une méthode qui donne, paraît-il, d’après les témoignages de thérapeutes rencontrés lors du séminaire d’Olivier Soulier, d’excellents résultats : la méthode Naet (http://www.naet.co.uk/composite-136.htm).
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Sam 29 Jan 2011 - 12:44

Salut loulou, en définitive , c'est toi qui répond à mes questions de cours ! nous sommes là loin du "métabolisme humoral" Laughing et pourtant , l'étude approfondie de ce domaine, nous aurait certainement amenée à une vision différente des allergies. Nous n'aurions certainement pas donné une réponse fiable ni définitive aux problème des intolérances et des allergies mais nous aurions élargi notre champ de vision . Pourquoi ? pour ne pas être "branlicoté" une fois à droite, une fois à gauche par les bouquins et théories des uns et des autres que je ne rejette pas , certes, mais que je veux à tout prix relativiser. C'est une mode aujourd'hui de s'accrocher à une théorie, puis à une autre et c'est la preuve qu'en définitive nous doutons de nos propres visions naturopathiques des maladies par ce que nous nous donnons aucun moyen propre de recherches, chaqu'un tirant la couverture à soi !
Certes, tes propositions sont convenables dans l'urgence et j'y souscris par la force des choses; ce sont des solutions de l'extrême....quand on retire un aliment de l'alimentation d'une personne, on pratique un acte chirurgical alimentaire, mais quand on en arrive là.....comme le dit Cats'Claw que va-t-il nous rester à manger ?
Oui, je devine ce que tu penses, je suis chiant de rechercher toujours le pourquoi du pourquoi ! déformation professionnelle due à mon métier d'origine ?
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Sam 29 Jan 2011 - 13:23

Bonjour Haïg,
Justement, ce qui m'intéresse dans la démarche proposée par Natasha Campbell et adoptée par Taty Lauwers, c'est justement, qu'elle vise à ne pas se contenter à vie d'un régime d'éviction, qui devient si frustrant qu'il finit par être souvent abandonné (voir à ce titre les témoignages de personnes ayant suivi le régime Seignalet, entre autres), mais à retrouver sa capacité d'omnivore au terme de diètes progressives, que la naturo ne dédaignerait pas dans l'absolu, puisque reposant sur des choix alimentaires ciblés, et non sur une médication.
Oui, il y a beaucoup de tâtonnements parce que tout est plus compliqué et les interactions souvent inconnues. Par exemple, dans un pain ordinaire, il peut y avoir jusqu'à une bonne centaine d'additifs divers… Pour info, le secteur de l'agro-alimentaire est le plus dynamique en matière de dépôt de brevets, beaucoup concernent d'ailleurs des ferments, dont on peut légitimement se demander quel est l'impact sur la flore. Comment se comportent toutes ces substances, sachant qu'elles se combinent à des tas d'autres sources de déséquilibre ? Et le problème devient quasi inextricable car la barrière intestinale est poreuse… dans ce cas, effectivement que reste-t-il à manger pour ces personnes devenues hypersensibles à tout ou presque ?
Quant à la méthode Naet, elle s'appuie sur une base énergétique.
Enfin, petite précision, les diètes éviction/rotation ne fonctionnent réellement que pour les sensibilités légères.
Malheureusement pour moi, je n'ai quasi aucune connaissance concernant l'humorisme et assez curieusement, en relisant hier ton post précisant que tu l'enseignait en 4 fascicules de 100 p et autant de séminaires de 12 h, je me suis donc demandée quelle serait l'approche induite dans ce cas…
Donc, si tu pouvais éclairer ma lanterne, je t'en serai gré… avec, pour mémoire, cette ultime précision que je n'ai pas de formation naturo complète. J'ai certes beaucoup lu et testé, mais vois-tu, concernant l'humorisme, je n'ai pas de références… Et je pense que je ne suis pas la seule sur le forum dont la curiosité est titillée. D'ailleurs, pour ceux qui ont commencé leurs études, je serai aussi curieuse de savoir quelle place y tient l'humorisme… pour un autre fil de discussion peut-être ?
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Sam 29 Jan 2011 - 17:03

Loulou,tout d'abord merci de permettre une telle discussion. Les forums naturo. sont la plupart désertés .
Je n'ai pas lu le livre de Natasha Campbell, mais d'après ce que tu en dis sa méthode consiste à faire une désensibilisation par la réintroduction progressive d'un aliment détecté comme allergisant pour une personne donnée ?
La méthode Naet n'a pas pris l'essor escompté par les initiateurs; j'avais demandé leur doc. mais ... j'ai une collègue qui pratique ça à Lyon ; j'ai toujours très peur qu'en voulant "détecter" on finisse par introduire de nouveaux fardeaux aux clients parfois désespérés de ne plus pouvoir digérer ceci ou cela. L'art de la nutrition individualisée, comme tu le suggères, est plutôt difficile !
Je pensait développer l'humorisme par des dialogues sur mon blog , mais j'ai renoncé car il me semble que les gens ne viennent, en fait,que pour faire du copié collé, c'est désolant ,mais je suis obligé de constater qu'il faut faire avec .En ce moment , je travaille sur un point très obscur de la Bioélectronique Vincent et je ne trouve rien de probant sur le "Net" qui puisse me faire avancer .
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Sam 29 Jan 2011 - 17:46

En fait, Campbell, de mémoire, est la mère d'un enfant autiste, ce qui l'a conduite, en tant que neurologue et nutritionniste, à s'intéresser à l'autisme et aux troubles du comportement, plus spécifiquement chez l'enfant. Or il se trouve qu'un point commun observé est la perméabilité intestinale, d'où l'élaboration d'un programme visant à rétablir l'intégrité de la paroi intestinale dont peuvent justement tirer profit d'autres personnes, dont les allergiques. Donc oui, il y a une période d'exclusion du gluten et du lactose.
Son ouvrage est en anglais, c'est pourquoi j'ai donné l'adresse de ce site suisse qui, à ma connaissance, est le plus fourni et accessible aux francophones.
Pour moi, son approche, qui n'est pas pure théorie puisqu'éprouvée, est une piste intéressante de réflexion et de possible. Si je ne devais m'en tenir qu'aux cours suivis, je serai bien démunie : diète éviction/rotation simple et groupes sanguins dont au final, on nous dit que bof, pas nécessairement probant. Eh oui, donc, on fait quoi ?

Petite précision par rapport à l'approche Campbell
Il ne s'agit pas à proprement parler d'une énième méthode. Elle a en effet amendé l'approche développée par Élaine Gottshall (régime dit "RGS", régime des glucides spécifiques, voir http://www.regimegs.com/), approche elle-même issue des travaux sur les effets de l'alimentation sur la maladie cœliaque du pédiatre américain, Dr Sidney Valentine Haas, publiés en 1951, dans l'ouvrage "The mangement of celiac disease".

Pour la méthode Naet, j'estime que l'on peut y recourir si effectivement on soupçonne un problème et qu'on tourne en rond, mais pas pour se trouver un problème !

Par rapport à l'humorisme, je n'ai guère trouvé matière à me nourrir au-delà des présentations générales. Dans la mesure où le forum est fréquenté par des étudiants, je pense que tu peux te risquer à aller plus loin. Enfin, c'est une suggestion.
Pour la bio-électronique, je ne pense avoir de pistes très sérieuses à te soumettre, malheureusement, mais si je croise quelque chose susceptible de nourrir ta recherche, j'y penserai.

Dans la série des changements majeurs, j'ai oublié la pilule contraceptive…
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Mer 2 Fév 2011 - 14:32

Méthodes Naet et Hypersens
Pour tous ceux qui seraient intéressés par la désensibilisation, je viens de retrouver le nom de l'approche en tous points semblable à Naet, mais dont les formations sont financièrement plus accessibles d'après les interlocutrices rencontrées, kinésiologues de métier.
Il s'agit donc d'Hypersens développé par Jean-Luc Penet.
Vous trouverez sur son site http://hypersens.fr/ de nombreux articles permettant une nette ouverture de l'approche des sensibilités et de la santé en général.
Bonne découverte…
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MessageSujet: Re: Diététique, nutrition issue de la naturopathie, quelles différences ?   Mar 1 Mar 2011 - 21:07

Pour Haïg et les autres,
Suite à ta mention de la bio-électronique, voici qui pourrait peut-être t'intéresser.
Il s'agit d'une série d'entretiens avec Jeanne Rousseau dont voici la présentation…
Documentaire réalisé par Bernard Bonnamour en 2000. Ce film rassemble
6h45 d'entretien avec la chercheuse scientifique Jeanne Rousseau. Dès
les années 40, Jeanne Rousseau, docteur en pharmacie, s'intéresse grâce à
l'observation scientifique aux valeurs de PH (acidité) chez les humains
et les végétaux. Elle découvre progressivement que la Lune et le soleil
ont de très fortes incidences sur l'eau et le vivant, que la science
officielle ne souhaite pas explorer.

Et pour visionner, c'est ici : http://www.noslibertes.org/dotclear/index.php?post/2011/02/28/568
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